Voici le compte-rendu du MCC de l’assemblée municipale du mardi 2 décembre (voici le lien pour l’ordre du jour). À noter qu’il ne s’agit évidemment pas d’un compte-rendu officiel. Si vous trouvez une erreur, n’hésitez pas à nous la signaler, nous serons heureux de pouvoir la corriger.

Immeuble de 35 logements sur la rue Barré

(Point 7.1 de l’ordre du jour) Les deux habitations familiales situées aux 1335 et 1339 de la rue Barré seront démolies pour faire place à un immeuble de 35 logements. Ce projet ne respecte pas le règlement de zonage pour la zone à laquelle il appartient, donc nécessite un PPCMOI (projet particulier de construction, de modification ou d’occupation d’un immeubles), qui sera l’objet d’une consultation publique qui aura lieu le jeudi 11 décembre à ce sujet (voir l’avis public). En général, le conseil municipal ne mentionne pas la tenue de consultations publiques, mais la nouvelle conseillère Francine Guay a jugé l’information pertinente et l’a donc annoncée.

Quand la question à savoir si le changement de zonage prévu était susceptible d’approbation référendaire (sachant que la Ville a la possibilité d’utiliser les « super-pouvoirs » qui lui ont été accordés par le gouvernement québécois), le directeur général a indiqué qu’il croyait qu’« il y aura processus référendaire, c’est l’information que j’ai eue. » À suivre.

Golf : on sait maintenant en quoi consisteront les « conséquences » !

Lors de l’assemblée d’octobre, la dernière avant l’élection, la mairesse Alexandra Labbé avait dit, au sujet de la signature du contrat de vente du terrain de l’ancien golf :

« Maintenant, si quelqu’un décide de ne pas maintenir son côté de l’entente, il y aura…, il y aura des conséquences. Il y aura quelque chose qui va se produire. Je peux pas prétendre qu’il se passera pas. Pour moi, toute l’information que j’ai, c’est que d’ici le 31 décembre, on va être propriétaire. Je peux pas être plus claire que ça. »

Puis :

« Là, je peux pas vous le dire autrement, là. Nous on a, toute dans l’entente nous rend propriétaires rendu au 31 décembre. C’est clair, là. »

Alors, quelles sont les conséquences ? Les conséquences sont… que la date limite pour signer l’entente est maintenant repoussée de trois mois, soit au 31 mars 2025. À cause du temps des Fêtes et tout (le temps de Fêtes se poursuit apparemment jusqu’à la fin février).

C’est donc dire que la nouvelle date se trouve exactement un an plus tard que la date prévue au départ. Rappelons en effet, qu’en mars 2025, le conseil avait déjà repoussé de neuf mois la date de signature de l’entente :

On en est donc à un an de retard pour un projet prévu pour un peu plus de 14 mois, soit un dépassement de plus de 84 pour cent. Y aura-t-il encore d’autre délais accordés ? On peut se poser la question, à la lumière du récent article du Journal de Chambly qui cite Barry McLean : « Cette confiance de la Ville en ce projet est en totale opposition avec le président du club de golf de Chambly, Barry McLean. Ce dernier assure encore aujourd’hui qu’aucun accord n’a été trouvé. »

Le projet AERA s’installera sur le trottoir

(Point 5.5 à l’ordre du jour) Le site AERA aura la permission de mettre en place une terrasse et d’empiéter (de 15 à 30 cm) sur la voie publique en y installant un muret, comme pour un restaurant.

Projet d’urbanisation du boulevard De Périgny : des dépenses supplémentaires

La Ville devra dépenser 40 000$ pour produire des études de simulation (« au niveau des feux de circulation et des flux de transport ») au sujet du projet de la Ville d’urbaniser le boulevard de Périgny, projet impliquant entre autres d’abaisser la limite de vitesse à 50 km/h (plutôt que 70 km/h en ce moment). Explications du directeur général.

En bref :

  • (3.1) Les permis de construction pour la construction d’un logement d’un logement adapté ainsi que pour un agrandissement comprenant des travaux d’adaptation d’un domicile pour une personne handicapée seront gratuits, comme l’étaient déjà les permis de construction pour l’adaptation d’un domicile (sans agrandissement).

    Par ailleurs, la notion de « logement bi-génération » est retirée, on parle désormais de « logement additionnel » (sur un terrain où se trouve déjà un logement). Les permis de construction pour un logement additionnel seront de 100$.
  • (3.2) Désormais, les PPCMOI (projet particulier de construction, de modification ou d’occupation d’un immeuble, comme le projet Lumicité, par exemple) pourront obtenir des dérogations mineures en cas de besoin, plutôt que d’avoir à passer par un processus plus complet et plus long de règlement par le conseil municipal.
  • 4.2 Le code d’éthique et de déontologie des membres du conseil municipal de la Ville de Chambly a été adopté sans changement, sauf ceux requis par la loi québécoise.

À souligner

Nous saluons la qualité de la présidence d’assemblée assurée par le maire suppléant Carl Talbot, qui a donné des réponses courtes et sobres et n’a pas hésité à faire appel au directeur général pour les sujets où il ne voulait pas risquer de donner la mauvaise réponse.

Par ailleurs, nous voulons aussi signaler la prestation de Jean-Philippe Thibault, qui semblait s’être donné la mission de « faire la police » pendant toute la soirée, interrompant trois fois une élue qui essayait d’expliquer son vote, puis s’en prenant nommément à une personne dans la salle, mécontent que le téléphone de cette personne ait sonné, sauf qu’il se trouve que ce n’était pas son téléphone, c’était celui de quelqu’un d’autre.

N’ayant pas fini, M. Thibault a ensuite lancé des accusations de « désinformation » au sujet de l’absence de registres et de référendum au sujet du projet du golf.

Rappelons la piètre feuille de route de l’équipe Labbé au sujet des approbations référendaires (dont le cas Lumicité ainsi que celui, justement, du projet du golf), de même que de nombreux cas où Alexandra Labbé a apparemment induit les citoyens en erreur. Voir Peut-on croire Alexandra Labbé sur parole?, Peut-on croire Alexandra Labbé sur parole, 2e partie, Peut-on croire Alexandra Labbé sur parole, 3e partie, Peut-on croire Alexandra Labbé sur parole, 4e partie, Peut-on croire Alexandra Labbé sur parole, 5e partie, Peut-on croire Alexandra Labbé sur parole, 6e partie et Peut-on croire Alexandra Labbé sur parole, 7e partie. Un de ces textes contient aussi une section intitulée Peut-on croire Jean-Philippe Thibault sur parole ?

M. Thibault aurait pu se contenter d’indiquer son désaccord. Rappelons que le code d’éthique et de déontologie de la Ville de Chambly contient un alinéa spécifiant que « Tout membre favorise le respect et la civilité dans ses relations. Il a droit au respect et en fait preuve dans le cadre de ses fonctions envers tout un chacun. »