Non, bien sûr, Justin Carey n’a pas utilisé ces mots exacts, attribués à Madame de Pompadour, dans son « mot du conseiller » à la fin de l’assemblée du mercredi 1er octobre. Mais le message était le même.

Auto-promotion
Il a d’abord « beurré épais » pour vanter les qualités de l’équipe Labbé :
« [En 2021, les citoyens] ont rejeté le modèle classique des débats stériles en public et un climat d’opposition systématique ne produisant aucune décision. »
Vous dites ? À partir de la démission d’Alexandra Labbé du parti Démocratie Chambly, en mars 2020 jusqu’à l’élection de novembre 2021, il y a eu 835 résolutions ou règlements qui ont été soumis aux élus. De ce nombre, 10 ont été rejetés, soit 1,2%. « Opposition systématique ne produisant aucune décision » ? Vraiment ?
Ajoutons que, sur ces 10 rejets, quatre l’ont été avec les votes des élus « pro-Labbé » à l’époque (Carl Talbot, Richard Tétreault et Luc Ricard). L’équipe Labbé était donc également capable de s’opposer.
Auto-promotion, bis
Le conseiller Carey a continué, plus tard :
« Je suis fier, fier de le dire, que nous avons instauré, ici même à Chambly, un fonctionnement débarrassé de la partisanerie qui, jusqu’en 2021, freinait notre avancement. »
Profitons-en pour rappeler que, parmi les « avancements » bloqués par l’opposition, il y avait la démolition de la Bennett (ce blocage de la démolition entraînant le blocage du projet lui-même). Après l’élection de 2021, le nouveau conseil s’est empressé d’autoriser cette démolition, ce qui devait permettre à Groupe Sélection de lancer son grand projet. En espérant que vous ne comptiez pas là-dessus pour vous loger.
Votez pour nous, sinon…
« Et j’espère sincèrement que ce climat ne sera pas compromis après le 2 novembre. C’est pourquoi je donne mon appui avec conviction à la candidature d’Alexandra Labbé à la mairie de Chambly. »
Voilà, c’est dit. Si vous élisez ne serait-ce qu’un seul candidat qui ne fasse pas partie de l’équipe Labbé, vous entrainerez le conseil municipal de Chambly vers les pires calamités. En 2017, avant l’élection, Denis Lavoie avait huit votes sur neuf qui lui étaient assurés à chaque résolution, et il n’était pas satisfait. Il avait même infligé une amende à la seule conseillère d’opposition, Francine Guay, lançant «Je veux plus l’entendre elle, donnez-lui une contravention! ». Celle-ci avait manifesté, apparemment trop fortement, son opposition à devoir voter sur un document de 700 pages qu’elle n’avait reçu que 24 heures avant l’assemblée du conseil. (Cette amende avait été annulée par la tutelle.)
L’opposition a-t-elle toujours tort, comme semble l’avoir suggéré M. Carey ?
M. Carey, comment conseiller indépendant, fait de la partisanerie en mentionnant qu’il apuui la candidature de mme Labbé.
Décevant!