Depuis quelques années on tend à démontrer qu’il revient plus cher à une municipalité et à ses citoyens d’exploiter le territoire par des développements immobiliers que de protéger et valoriser les milieux naturels. Plusieurs outils sont mis à la dispositon des municipalités afin que celles-ci puissent aménager leur territoire de manière durable. Les élus ont aussi accès à des formations pour mieux les outiller dans ce sens.

Qu’est-ce qu’ils font les milieux naturels ?1

Ils participent à la création d’un réseau d’infrastructures naturelles

    • À l’instar des infrastructures grises (égouts, aqueduc, rues, etc.), les milieux naturels permettent au milieu urbain de fonctionner plus adéquatement.

Ils contribuent à augmenter le revenu foncier des municipalités

    • La proximité de la nature et la présence d’espaces naturels dans une ville se répercute sur la valeur des résidences et, en conséquence, sur l’assiette foncière de la municipalité.

Ils accroissent la qualité de vie et la santé des habitants

    • Nombreuses études ont démontrées que les espaces naturels contribuent à la santé et au bien-être de la population. Les dépenses et besoins en santé sont alors minimisés.

Ils soutiennent la vitalité commerciale

    • Des espaces verts, des milieux naturels et des sentiers verts par exemple, attirent davantage de tourisme. Ces visiteurs contribuent à la vitalité des commerces.

Ils contribuent à la réduction de l’effet d’îlot de chaleur

    • En été, alors que les températures excessives peuvent être néfastes à la santé, les arbres et les espaces verts réduisent la température et l’effet d’ilôt de chaleur.

Ils contribuent à l’amélioration de la qualité de l’air

    • La végétation contribue au captage des émissions de gaz à effet de serre (GES). Un aménagement adéquat du territoire permet alors de réduire la production de GES.

Ils aident à modérer des conditions météorologiques extrêmes

    • Des événements météorologiques intenses comme les orages, les tempêtes et les ouragans peuvent causer des inondations, des refoulements et des bris d’infrastructures ainsi que des problèmes de santé et de sécurité publique.

Ils réduisent substantiellement le ruissellement des eaux de pluie et accentie l’effet tampon

    • Une fois absorbé par le milieu naturel, les eaux de pluie s’écouleront ensuite vers les cours d’eau et dans le sol, ou s’évaporeront dans l’atmosphère et éviteront de causer des débordements. Ce qui contribue à moins surcharger les égouts pluviaux et donc de réduire le nombre de surverses dans le bassin de Chambly.

La contribution à la spécificité des municipalités

  • Chambly s’est toujours démarquée avec son image de marque par son côté champêtre. Aujourd’hui, elle perd cette réputation de plus en plus. L’entrée champêtre du côté de l’autoroute 10 n’est plus, et bientôt, elle perdra son dernier espace vert, ce qu’il reste de l’ancien golf. En passant, le golf de Chambly était l’un des plus anciens du Québec. De plus en plus de visiteurs à Chambly témoignent le fait que Chambly est moins attrayantes qu’elle l’était il y a 10 ans.

Le développement ça suffit !

  • Il y a des limites au développement ! Le territoire est limité.

Le développement exerce des pressions sur les infrastructures routières

    • Le phénomène du trafic est tellement présent depuis déjà quelques années à Chambly, on ne peut nier le fait que cela nuit à notre qualité de vie.C’est à court terme qu’ un projet d’élargissement de la 112 réglerait le problème de congestion. En développant le territoire à outrance, cela ne fait qu’agraver le problème de congestion.Les travaux encourus pour l’élargissement de la 112 coûterait des millions de dollars, en tant que contribuables c’est nous qui payons pour cela. À plus long terme, le problème serait récurrent.

La densification c’est sur ce qui existe déjà

De zone récréative à résidentielle

    • Un terrain dont le zonage est récréatif a une valeur foncière (commerciale) inférieure à celle d’un zonage résidentiel au rôle d’évaluation de la municipalité.Le montant exorbitant qui avait déjà été avancé (33 millions $) est celui où le zonage du terrain deviendrait résidentiel, ce que la Ville projette. Le montant de 10 millions $ pour l’aménagement avancé par la Ville, est nettement excessif, si le projet s’en tenait à un parc-nature.

Des milieux naturels à inventorier

  • L’argument de rejoindre les objectifs de PMAD ressort quand on parle de développement. Mais les objectifs établis dans le PMAD qui visent à protéger l’environnement et le mettre en valeur sont tout aussi importants.Depuis 2005, le ministère de l’Environnement exige des municipalités qu’elles procèdent à une caractérisation des milieux naturels, particulièrement les milieux humides, présents sur leur territoire. La Loi concernant la conservation des milieux naturels et hydriques est entrée en vigueur le 16 juin 2017.Dans le Plan de conservation des milieux humides – Ville de Chambly (avril 2015) que cette dernière n’a pas adopté à ce jour, l’ancien golf n’a pas fait l’objet d’une considération, parce qu’il n’était pas connu “officiellement” que les opérations cesseraient. Le projet présenté par le promoteur pour la phase III, laissait entendre que le terrain serait aménagé avec un golf “9 trous” et la construction de 68 unités de logement en forme de “8”. Et ce plan a été soumis à la MRC afin d’obtenir son approbation pour un zonage résidentiel.
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SOURCES
  1. La biodiversité et l’urbanisation – Guide de bonnes pratiques sur la planification territoriale et le développement durable (2010).
    Gouvernement du Québec, ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire,